HEL P Oeuvre présentée dans le cadre de l’exposition (IN)VISIBLE : Le design au prisme de l’itinérance

Artistes : Personnes participantes à la 34e édition de la Nuit des sans-abri, au parc Émilie-Gamelin. Événement facilité par Architecture Sans Frontières Québec et L’Anonyme. Traitement de l’image par Elizabeth Prince.


DESCRIPTION

 

Cette journée d’étude est organisée par le Collectif Architecture + Itinérance. Elle vise à dégager une réflexion interdisciplinaire sur le potentiel des méthodes architecturales et visuelles (cartographies, dessins, photographies, installations urbaines) pour visibiliser les enjeux liés à l’itinérance urbaine sans toutefois précariser davantage les personnes en situation d’itinérance. Il s’agit également de voir l’itinérance comme manière différente, mais légitime, d’habiter la ville

Cette journée de réflexion s’organise autour de thèmes en filigrane, soit les méthodes visuelles, mais aussi la plus large question du droit à la ville. Elle alliera des présentations ex cathedra, discussions et ateliers, afin de se détourner de la seule voie habituelle académique et de solliciter la participation au cours de la journée.

Les présentations et ateliers seront parfois en français, parfois en anglais, parfois bilingues.

Où ? École de Design de l’UQAM, Montréal

Quand ? Jeudi le 23 mai 2024, 9h30 à 16h

Organisé par le Collectif Architecture + Itinérance (sous la direction de Carolyne Grimard, professeure, École de travail social, Université de Montréal et en collaboration avec Architecture sans frontières – Québec)


PROGRAMME

9h30 : Ouverture (20 min)

  • Carolyne Grimard (UdeM)

 9h50 : BLOC 1 – Des méthodes de recherche pour visibiliser la marginalité (75 mins)* 

  • Alison L. Grittner (Cape Breton University, Nouvelle-Écosse)

Alison est professeure en travail social à l’Université du Cape-Breton, domaine vers lequel elle s’est dirigée après ses études en architecture. Au travers de ses recherches, elle maintient un intérêt pour l’incidence de l’environnement bâti sur les bien-être des populations avec lesquelles elle travaille. Elle mobilise également plusieurs méthodes de « design » dans ses recherches. Elle a participé à une recherche pancanadienne (Vancouver, Calgary, Montréal) qui porte sur les éléments qui favorisent ou entravent la capacité de personnes aînées en situation d’itinérance (ou de précarité liée au logement) à«  vieillir au bon endroit ». Elle sera non seulement conférencière invitée lors du colloque, mais plusieurs des photos tirées de cette recherche feront partie de l’exposition.

11h15 : Pause (15 min)

11h30 : BLOC 2 – Une voix qui compte. La cocréation artistique et muséologique en contexte de précarité résidentielle et d’itinérance (45 min)

Cette communication s’interroge sur le pouvoir de l’art et du co-commissariat d’exposition réalisés en collaboration avec des participant.e.s du centre-ville de Montréal vivant avec des problèmes de santé mentale, toxicomanie, précarité résidentielle ou itinérance. Ancrée dans deux recherches terrains (l’une terminée et l’une en démarrage), elle explore si et comment l’art favorise le rétablissement et la participation citoyenne des personnes participantes, tout en créant un espace interstitiel potentiellement producteur d’effets sur l’ensemble des gens engagés dans le projet (collaborateur.trice.s sur le terrain, artistes pédagogues, chercheur.e.s, étudiant.e.s en médecine et en arts). Elle réfléchit également aux formats de recherche-action partenariale qui entendent influer concrètement sur les personnes participantes et leurs réalités.

  • Ney Wendell Cunha Oliveira (Pôle sur la Ville Résiliente, UQAM, Montréal)

Ney Wendell est professeur à l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal – UQAM. Il a fait sa maîtrise et son doctorat en arts scéniques à l’université fédérale de Bahia (UFBA) et son postdoctorat en sociologie de la culture à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Enseignant d’art dramatique, médiateur culturel et metteur en scène, il a enseigné entre 2003 et 2009, il a enseigné la pédagogie du théâtre à l’UFBA art-éducation et à l’Université de la province de Bahia (UNEB) en plus de maintenir une pratique active dans divers organismes communautaires et écoles publiques. Il est l’auteur d’une dizaine de d’ouvrages en portugais qui abordent le théâtre social, l’éducation des enfants, l’art et le développement humain tout comme la médiation culturelle et théâtrale.

  • Mona Trudel et Ève Lamoureux (Pôle sur la Ville Résiliente, UQAM, Montréal)

Mona Trudel est professeure associée à l’École des arts visuels et médiatiques (UQAM). Elle a été titulaire de la Chaire de recherche UQAM pour le développement de pratiques innovantes en art, culture et mieux-être (2015-2019).  Elle s’intéresse aux liens entre l’art, la santé et les populations marginalisées et vulnérables ainsi qu’à l’éducation artistique interculturelle et inclusive à l’école par le développement de l’appréciation de l’art actuel. L’étude La contribution de l’art au rétablissement et à l’inclusion sociale de personnes marginalisées (CRSH-2016-2019) a été sélectionnée par l’UQAM parmi les 50 recherches ayant eu un impact si­gnificatif sur la société québécoise au cours des dernières années et a donné lieu à la rédaction d’un ouvrage (Trudel et Fortin, 2022).  Elle a également obtenu le prix d’excellence en recherche et création 2018 (volet leadership) du réseau de l’Université du Québec.

Ève Lamoureux est professeure au département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ses recherches portent sur l’art engagé, les arts communautaires et la médiation culturelle. Elle est membre du Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés (CELAT) et de l’Observatoire des médiations culturelles (OMEC). Elle a coédité dernièrement les livres suivants : Médiation culturelle, musées, publics diversifiés. Guide pour une expérience inclusive (2021) ; Arts. Entre libertés et scandales. Études de cas (2020), InterReconnaissance. La mémoire des droits dans le milieu communautaire au Québec (2018); Le vivre-ensemble à l’épreuve des pratiques culturelles et artistiques contemporaines (2018), et Expériences critiques de la médiation culturelle (2017).

12h15 : Dîner

13h30 : BLOC 3 – Un regard différent sur la ville

« Des outils architecturaux pour revendiquer la justice spatiale » * (30 mins)

  • Natalia Martini (Jagiellonian University)

Natalia est chercheuse au Centre Georg Simmel d’études métropolitaines de l’université Humboldt de Berlin. Elle s’intéresse de près à la vie quotidienne urbaine et aux approches méthodologiques créatives permettant d’étudier ses diverses spatialités et temporalités. Son travail recoupe la sociologie et la géographie humaine et privilégie une approche militante de la recherche. Natalia a obtenu son doctorat à l’université Jagiellonian de Cracovie. Elle a étudié les pratiques d’occupation de la ville par les sans-abri et es recherches actuelles portent sur les soins en milieu urbain.

Table ronde (45 mins)

  • Équipe Architecture + Itinérance (Architecture sans frontières Québec et UdeM)
  • Kassandra Reynolds (photographe documentaire);

Diplômée en photographie du Cégep de Matane, Kassandra Reynolds se spécialise dans la photographie documentaire. Cette pratique a souvent pour but de mettre en lumière certains enjeux sociaux. La solitude, la résilience et la question de l’identité sont quelques-uns des thèmes qu’elle exploite, et par lesquels elle souhaite favoriser l’émergence d’un nouveau regard sur autrui et sur nous-mêmes. L’artiste a présenté son travail dans le cadre de plusieurs expositions solos et collectives tant au Québec qu’en Europe. Seront exposées lors de l’exposition plusieurs photographies de sa série, « Assez d’espace à l’intérieur », qui provient d’un processus de plusieurs mois dans le campement Notre-Dame en 2020.

14h45 : Pause

15h : Atelier de clôture (60 min)

À partir d’une relation commune avec Mikah, Sonia et Olivia se sont liées à Karoline pour vous proposer un atelier d’exploration et de documentation de l’espace public, à proximité du centre de design.  L’atelier se veut une mise en application de la méthodologie telle que développée pour la production de l’artefact “conversation de rue”, présenté dans l’exposition (in)visible, le design au prisme de l’itinérance. Il consistera en un acte d’occupation de l’espace par les corps participants au colloque, en visitant différents lieux de type “design hostile”. Les personnes participantes seront invitées à documenter, ressentir et habiter ces espaces, dans le but de scénariser des échanges à l’aide de robot conversationnel. 

  • Olivia Daigneault-Deschênes (Architecte, ASFQ) et Sonia Blank (Architecte, ASFQ)
  • Karoline Truchon (Université du Québec en Outaouais)

Karoline est passionnée d’ethnographie, de storytelling, de mobilisation sociale et d’enseignement. Ces passions sont présentement mobilisées par trois projets : 1) professeure agrégée en communication – médias numériques et nouvelles technologies – au département de sciences sociales de l’UQO l’Université du Québec en Outaouais ; 2) co-initiatrice et directrice scientifique d’Amplifier_les_voix à Montréal ; et 3) chercheure émergente financée par le CRSH à New York.

16h : Mot de la fin

 

INSCRIPTION :

Le colloque est gratuit, mais l’inscription est requise. Une limite de 60 personnes est prévue. Lorsque le colloque affichera complet, veuillez nous contacter au sblank@asf-quebec.org pour être sur la liste d’attente. L’inscription inclus une pause café et le repas du midi.

Pour vous inscrire, cliquez ICI. Vous accéderez à notre billetterie en ligne. À moins d’avis contraire, les inscriptions seront fermées le 22 mai.

 

Partenaires :

Le colloque (IN)VISIBLE : Le design au prisme de l’itinérance a été rendu possible grâce au soutien financier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Cet événement s’inscrit dans les activités de recherche soutenues par le Gouvernement du Québec à travers le Fond d’initiative et de rayonnement de la métropole (FIRM) et la Société Canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).